A propos
Dans ce nouvel épisode du Podcast du Luxe, j’ai eu le plaisir de recevoir Maximilian Büsser, fondateur et CEO de MB&F, l’une des Maisons horlogères indépendantes les plus singulières et avant-gardistes de sa génération.
Un échange profond et sincère, qui retrace un parcours hors norme, de la renaissance de grandes Maisons historiques à la création d’un véritable laboratoire créatif. À travers son témoignage, Maximilian Büsser interroge la définition même de l’horlogerie contemporaine et pose une question essentielle : et si une montre pouvait devenir une œuvre d’art ?
Un parcours façonné par l’exigence et la quête de sens
L’histoire de Maximilian Büsser commence bien avant la création de MB&F.
Né d’une mère indienne et d’un père suisse, il grandit dans un environnement marqué par l’exigence, la rigueur et le sens du devoir. Très tôt, il développe une volonté constante de se dépasser et de réussir, portée par un besoin profond de reconnaissance.
Initialement attiré par le design automobile, il choisit pourtant une voie plus rationnelle et devient ingénieur. Ce choix, guidé par la logique et la sécurité, ne l’empêche pas de rester sensible à la créativité et à l’esthétique, deux dimensions qui joueront un rôle central dans la suite de son parcours.
La rencontre avec l’horlogerie intervient dans un contexte particulier, celui de la crise du quartz. Ce qui le marque alors n’est pas uniquement l’enjeu économique, mais la dimension humaine et artistique de cet univers. Il découvre un monde où la technique dialogue avec la beauté, où le savoir-faire se transmet de génération en génération, et où la création dépasse la simple fonctionnalité.
Apprendre à reconstruire une Maison
À 24 ans, Maximilian Büsser rejoint Jaeger-LeCoultre, alors en difficulté. Il participe activement à la renaissance de la Maison, dans un contexte où tout reste à reconstruire.
Cette période lui permet de comprendre un principe fondamental : dans une industrie concurrentielle, la différenciation n’est pas un risque, mais une nécessité. Les projets qui réussissent sont ceux qui assument leur singularité et refusent de se conformer aux standards établis.
Cette conviction se renforce lorsqu’il prend la direction de la division horlogère de Harry Winston à seulement 31 ans. Chargé de restructurer une activité fragile, il parvient à repositionner la marque et à développer des créations audacieuses qui rencontrent un succès international.
Malgré cette réussite spectaculaire, une question demeure : créer pour performer ou créer par conviction ?
La naissance de MB&F : un laboratoire créatif indépendant
En 2005, au sommet de sa carrière, Maximilian Büsser prend une décision radicale. Il quitte un poste prestigieux pour fonder MB&F - Maximilian Büsser & Friends.
L’ambition n’est pas de lancer une marque horlogère traditionnelle, mais de créer un collectif. MB&F se positionne comme un laboratoire créatif où des horlogers, designers et artisans indépendants collaborent pour concevoir des pièces hors normes.
Les “Horological Machines” qui naissent de ces collaborations ne sont pas pensées comme de simples montres. Ce sont des sculptures mécaniques tridimensionnelles, des objets cinétiques où la dimension artistique prime autant que la fonction horaire.
Avec MB&F, l’horlogerie quitte le terrain du produit pour entrer dans celui de l’expression créative.
La collaboration comme modèle de création
Au cœur du modèle MB&F se trouve la collaboration. Chaque projet réunit des talents indépendants qui apportent leur expertise et leur vision.
Cette approche collaborative dépasse la logique marketing. Elle repose sur un dialogue réel entre créateurs, où chacun accepte de remettre en question ses certitudes pour faire émerger une œuvre commune.
Le résultat est une pièce qui ne ressemble à aucune autre, reflet d’une rencontre plutôt que d’une simple stratégie commerciale.
Entre indépendance et responsabilité
L’indépendance, cependant, a un prix. Les premières années de MB&F sont marquées par l’instabilité financière et les incertitudes. Mais cette fragilité fait partie intégrante du projet.
Choisir l’indépendance signifie accepter de ne pas suivre les tendances, de ne pas produire pour plaire au plus grand nombre, et de privilégier la cohérence artistique à la performance immédiate.
Avec le temps, MB&F développe une communauté fidèle, souvent appelée “The Tribe”, composée de collectionneurs sensibles à cette approche sincère et radicale de la création horlogère.
Redéfinir la notion de luxe
Pour Maximilian Büsser, le luxe ne se résume pas à un positionnement prix. Il s’agit avant tout de créativité, d’artisanat et de sincérité.
L’horlogerie, lorsqu’elle assume pleinement sa dimension artistique, dépasse le statut d’accessoire pour devenir un objet d’expression personnelle. Elle témoigne d’un savoir-faire exceptionnel, mais aussi d’une vision.
À travers MB&F, il propose une définition du luxe fondée sur la liberté de créer, la prise de risque et la capacité à rester fidèle à ses convictions.
Ce que vous découvrirez dans cet épisode
Le parcours de Maximilian Büsser, de l’ingénierie à l’horlogerie indépendante
Les coulisses de la renaissance de Jaeger-LeCoultre
Le repositionnement stratégique de l’horlogerie chez Harry Winston
La création de MB&F comme laboratoire créatif
La vision des Horological Machines comme œuvres d’art mécaniques
Le rôle central des collaborations dans le modèle MB&F
Une réflexion approfondie sur l’indépendance, le risque et la notion de luxe
Un épisode intense et inspirant, qui invite à repenser les frontières entre industrie et art, et à envisager l’horlogerie sous un nouveau prisme.
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A propos
Dans ce nouvel épisode du Podcast du Luxe, j’ai eu le plaisir de recevoir Maximilian Büsser, fondateur et CEO de MB&F, l’une des Maisons horlogères indépendantes les plus singulières et avant-gardistes de sa génération.
Un échange profond et sincère, qui retrace un parcours hors norme, de la renaissance de grandes Maisons historiques à la création d’un véritable laboratoire créatif. À travers son témoignage, Maximilian Büsser interroge la définition même de l’horlogerie contemporaine et pose une question essentielle : et si une montre pouvait devenir une œuvre d’art ?
Un parcours façonné par l’exigence et la quête de sens
L’histoire de Maximilian Büsser commence bien avant la création de MB&F.
Né d’une mère indienne et d’un père suisse, il grandit dans un environnement marqué par l’exigence, la rigueur et le sens du devoir. Très tôt, il développe une volonté constante de se dépasser et de réussir, portée par un besoin profond de reconnaissance.
Initialement attiré par le design automobile, il choisit pourtant une voie plus rationnelle et devient ingénieur. Ce choix, guidé par la logique et la sécurité, ne l’empêche pas de rester sensible à la créativité et à l’esthétique, deux dimensions qui joueront un rôle central dans la suite de son parcours.
La rencontre avec l’horlogerie intervient dans un contexte particulier, celui de la crise du quartz. Ce qui le marque alors n’est pas uniquement l’enjeu économique, mais la dimension humaine et artistique de cet univers. Il découvre un monde où la technique dialogue avec la beauté, où le savoir-faire se transmet de génération en génération, et où la création dépasse la simple fonctionnalité.
Apprendre à reconstruire une Maison
À 24 ans, Maximilian Büsser rejoint Jaeger-LeCoultre, alors en difficulté. Il participe activement à la renaissance de la Maison, dans un contexte où tout reste à reconstruire.
Cette période lui permet de comprendre un principe fondamental : dans une industrie concurrentielle, la différenciation n’est pas un risque, mais une nécessité. Les projets qui réussissent sont ceux qui assument leur singularité et refusent de se conformer aux standards établis.
Cette conviction se renforce lorsqu’il prend la direction de la division horlogère de Harry Winston à seulement 31 ans. Chargé de restructurer une activité fragile, il parvient à repositionner la marque et à développer des créations audacieuses qui rencontrent un succès international.
Malgré cette réussite spectaculaire, une question demeure : créer pour performer ou créer par conviction ?
La naissance de MB&F : un laboratoire créatif indépendant
En 2005, au sommet de sa carrière, Maximilian Büsser prend une décision radicale. Il quitte un poste prestigieux pour fonder MB&F - Maximilian Büsser & Friends.
L’ambition n’est pas de lancer une marque horlogère traditionnelle, mais de créer un collectif. MB&F se positionne comme un laboratoire créatif où des horlogers, designers et artisans indépendants collaborent pour concevoir des pièces hors normes.
Les “Horological Machines” qui naissent de ces collaborations ne sont pas pensées comme de simples montres. Ce sont des sculptures mécaniques tridimensionnelles, des objets cinétiques où la dimension artistique prime autant que la fonction horaire.
Avec MB&F, l’horlogerie quitte le terrain du produit pour entrer dans celui de l’expression créative.
La collaboration comme modèle de création
Au cœur du modèle MB&F se trouve la collaboration. Chaque projet réunit des talents indépendants qui apportent leur expertise et leur vision.
Cette approche collaborative dépasse la logique marketing. Elle repose sur un dialogue réel entre créateurs, où chacun accepte de remettre en question ses certitudes pour faire émerger une œuvre commune.
Le résultat est une pièce qui ne ressemble à aucune autre, reflet d’une rencontre plutôt que d’une simple stratégie commerciale.
Entre indépendance et responsabilité
L’indépendance, cependant, a un prix. Les premières années de MB&F sont marquées par l’instabilité financière et les incertitudes. Mais cette fragilité fait partie intégrante du projet.
Choisir l’indépendance signifie accepter de ne pas suivre les tendances, de ne pas produire pour plaire au plus grand nombre, et de privilégier la cohérence artistique à la performance immédiate.
Avec le temps, MB&F développe une communauté fidèle, souvent appelée “The Tribe”, composée de collectionneurs sensibles à cette approche sincère et radicale de la création horlogère.
Redéfinir la notion de luxe
Pour Maximilian Büsser, le luxe ne se résume pas à un positionnement prix. Il s’agit avant tout de créativité, d’artisanat et de sincérité.
L’horlogerie, lorsqu’elle assume pleinement sa dimension artistique, dépasse le statut d’accessoire pour devenir un objet d’expression personnelle. Elle témoigne d’un savoir-faire exceptionnel, mais aussi d’une vision.
À travers MB&F, il propose une définition du luxe fondée sur la liberté de créer, la prise de risque et la capacité à rester fidèle à ses convictions.
Ce que vous découvrirez dans cet épisode
Le parcours de Maximilian Büsser, de l’ingénierie à l’horlogerie indépendante
Les coulisses de la renaissance de Jaeger-LeCoultre
Le repositionnement stratégique de l’horlogerie chez Harry Winston
La création de MB&F comme laboratoire créatif
La vision des Horological Machines comme œuvres d’art mécaniques
Le rôle central des collaborations dans le modèle MB&F
Une réflexion approfondie sur l’indépendance, le risque et la notion de luxe
Un épisode intense et inspirant, qui invite à repenser les frontières entre industrie et art, et à envisager l’horlogerie sous un nouveau prisme.
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